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Des
échouages quotidiens
L'effet
du pétrole sur
les oiseaux marins
Naufrage
de l'ERIKA
Naufrage
du PRESTIGE
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L'effet
du pétrole sur les
oiseaux marins

Premiers effets
Les oiseaux
marins sont atteints fatalement de diverses façons. Le premier
effet est la perte d'imperméabilité de leur plumage. Si
l'eau glisse sur les plumes de l'oiseau, c'est que ce dernier est protégé
par une couche de plumes qui se chevauchent comme les tuiles d'un toit.
Leur imperméabilité tient à leur structure. Les
brins ou barbes de chaque plume sont liés par des rangées
de minuscules crochets ou barbules en un tissu serré comme celui
d'un imperméable que l'eau ne peut pas pénétrer.
Les hydrocarbures détruisent cette imperméabilité
en engluant les barbes et les barbules. L'eau froide imprègne
rapidement le duvet isolant et atteint la peau.
Perte
de flottabilité
Chez un oiseau en bonne santé,
la température de son corps est de 41°C et s'y maintient
grâce à l'ingestion de nourriture, la graisse sous-cutanée
jouant le rôle de réserves d'énergie et d'une couche
isolante additionnelle.
Lorsque la déperdition de chaleur augmente, l'équilibre
est compromis. Par temps froid, les stress thermiques chez un oiseau
englué sont deux fois plus élevés que chez un individu
intact.
La quantité d'hydrocarbures est de peu d'importance, car même
une petite quantité suffit à détruire cet équilibre.
L'oiseau imprégné d'eau brûle ses réserves
adipeuses, perdant ainsi sa dernière couche d'isolation thermique.
Cela a pour effet une perte de flottabilité et de capacité
à voler.
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Plumage IMPERMÉABLE
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Plumage PERMÉABLE
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On perçoit ce
qui se déroule lors d'une perte d'étanchéité,
l'oiseau
s'enfonce dans l'eau.
Un
cercle vicieux
Il ne
peut se sauver qu'en consacrant encore plus d'énergie à
la recherche de nourriture, processus ralenti et entravé par
le poids supplémentaire des plumes mouillées. L'oiseau
englué est pris dans un cercle vicieux qui lui laisse peu de
chances de s'en sortir. L'hypothermie cause rapidement la mort des oiseaux
et les oblige à gagner la côte, les rendant vulnérables
aux prédateurs (goélands, chiens, renards
).
La
réaction immédiate est de tenter de lisser son plumage,
ce qu'il fait bien en vain. Il ne parvient pas en effet à restaurer
le réseau complexe de barbes et de barbules qui assuraient initialement
l'étanchéité des plumes.
Empoisonnement
Ce faisant, il inhale
ou avale des hydrocarbures toxiques qui s'attaquent à son foie,
ses poumons, ses reins, ses intestins ainsi qu'à d'autres organes
internes. Bien que plus insidieux, cet empoisonnement s'avère
à la longue aussi fatal que la perte d'étanchéité.
Absorbées par voie gastro-intestinale, ces substances provoquent
une irritation du tube gastro-intestinal, une déshydratation,
une anémie hémolytique, des anomalies hépatiques
et des troubles à long terme affectant la reproduction (stérilité).
Effets
à long terme...
Pour se rendre compte de la
toxicité, il faut savoir que le mazout qui adhère aux
plumes d'oiseau couveur peut traverser les pores, pénétrer
dans la coquille de uf et provoquer la mort de l'embryon ou provoquer
certaines anomalies.
Plus
d'informations sur le site www.cws-scf.ec.gc.ca
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