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Échouages
d'oiseaux protégés
...par
qui ?
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la liste des échouages sur 20 km de plages depuis 1999.

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Sacrée
"théorie"
Tout d'abord, il faut préciser les
choses, la quasi totalité des oiseaux dont nous parlons (Guillemots,
Macareux, Fous de Bassan, Fulmars, Pingouins) sont des oiseaux dits
"protégés" selon les Conventions européennes.
Il est en théorie interdit de les tuer et donc ils ne devraient
pas se retrouver morts sur les plages en grand nombre, tués par
le pétrole ou les filets (toujours en théorie).
4550€
par oiseau !
Il faut savoir que si un chasseur tue une
espèce protégée (héron, aigrette...), il
risque une amende de 4550 € alors pourquoi existe-t-il un passe-droit
pour les oiseaux marins ?
A ce tarif, l'infraction causée par le naufrage de l'ERIKA porte
sur plus de 1.4milliards d'euros sur l'ensemble du territoire Français
(quand les dommages environnementaux seront pris en compte lors de ces
catastrophes, cela fera très mal au porte monnaie et sera sûrement
dissuasif)
Aux vues des arrivées d'oiseaux, il semble que les rejets d'hydrocarbures
soient "tolérés" au large de nos côtes.
Alors il n'y a rien à faire donc regardons-les mourir en attendant
des jours meilleurs.
Quand
l'État ne respecte pas ses engagements
Après
l'ERIKA, on a cru à une prise de conscience de la part des pouvoirs
publiques.
Donneuse de leçons,
la France n'a contrôlé en 2001 que 9.63% des bateaux en
escale, alors qu'elle s'était engagée à en visiter
25% !!!!
Alors que faut-il pour qu'il y ait une prise
de conscience ?
Trois
causes principales d'échouages
->
Cliquez sur les photos pour les agrandir
1
- les filets de pêche
Les filets constituent une menace pour les oiseaux marins qui
s'y prennent et meurent noyés ou étouffés.
2
- le pétrole
Les différentes nappes de pétrole qui dérivent
au grès des courants sont autant de pièges mortels pour
les oiseaux marins.
On peut distinguer l'aspect spectaculaire des accidents (marées
noires) mais aussi la pollution sournoise causée par les dégazages
"sauvages".
3
- les tempêtes
Les tempêtes causent une mortalité diffuse sur les
oiseaux fragiles.
Les oiseaux arrivent maigres et à bout de force sur les plages
où certains seront récupérés et soignés
et d'autres finirons mangés par les goélands qui errent
en quête de nourriture.
Statistiques
A partir des
statistiques récoltées sur le terrain, nous avons réalisé
des graphiques permettant de se rendre compte de la situation.

On peut remarquer que
les oiseaux arrivent rarement vivants.
En effet, on a affaire à des espèces pélagiques
(de haute mer)
qui meurent souvent avant d'avoir pu atteindre les côtes.

L'espèce la plus
touchée est le Guillemot de Troïl, il faut dire que c'est
l'oiseau marin le plus commun de nos régions.
Contrairement aux idées
reçues, les Mouettes rieuses et les Goélands
représentent une part infime des échouages.
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