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Des
échouages quotidiens
L'effet
du pétrole sur
les oiseaux marins
Naufrage
de l'ERIKA
Naufrage
du PRESTIGE
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PRESTIGE
: 19 Novembre 2002

La
pollution inspire aussi les artistes qui s'expriment à leur façon
Ici sur un blockhaus plage du Jaunay à Brétignolles
Le
PRESTIGE est un bateau libérien battant pavillon bahaméen
et transportant 77000 tonnes de fuel lourd.
Ce bateau en partance pour le Golfe de Gascogne connaît une avarie
au large de l'Espagne et le gouvernement décide alors de le promener
jusqu'à ce qu'il sombre
(6 jours)
La Galice va connaître sa troisième grande marée
noire après l'Urquiola (1976) et l'Aegean seal (1992).
Chronologie
d'un naufrage...
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13/11/2002
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Appel
au secours en début d'après midi à cause
d'une forte gite
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14/11/2002
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Le
bateau est remorqué et éloigné des côtes.
Il commence à perdre sa cargaison
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15/11/2002
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Remorquage
vers le Sud.
Déchirure de 35 mètres de long sur son flanc droit
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16/11/2002
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Le déchirure atteint 50 mètres
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18/11/2002
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Le
navire ne fuit plus
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19/11/2002
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8h30
le navire se casse en deux.
- 12h la partie arrière coule.
- 16h, la partie avant coule.
Le navire repose désormais par 3 000 mètres de fond.
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22/11/2002
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La
pollution gagne le Nord-Est de l'Espagne
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31/11/2002
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Le
pétrole arrive sur les plages françaises (Biscarosse)
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04/01/2003
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La
Vendée commence à être touchée (Île
d'Yeu)
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La
gestion de la catastrophe mise en cause
Comme
pour l'ERIKA et le gouvernement français, entre toutes les options
possibles, le gouvernement espagnol a choisi les pires.
Le
5 décembre 2002, 67 scientifiques critiquent ouvertement la gestion
de la crise :
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Les
connaissances disponibles depuis plus de 20 ans sur la météo
et les courants marins en Galice déconseillaient en toutes
circonstances le déplacement du navire vers le SUD, comme
ce fut le cas le 15 novembre
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Le
déplacement en direction de l'Ouest et ultérieurement
du Sud est responsable de l'extension de l'effet nocif de la marée
noire
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Le
transfert du navire vers une zone abritée aurait amoindri,
même dans le pire des cas, les effets nocifs causés
par la marée noire, en réduisant significativement
la superficie affectée et en facilitant l'isolement des
zones contaminées ainsi que leur nettoyage
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Face
à la passivité du gouvernement espagnol, une association
a été créée : NUNCA MAIS (Jamais plus).
Elle exige la démission du gouvernement et a appelé à
des manifestations qui ont été très suivies.

Durant deux semaines il y a eu une véritable marée humaine
en Espagne avec un pic le 23 février ou de nombreuses personnes
ont manifestées leur mécontentement : 100 000 personnes
selon la police, 1.5 millions selon les organisateurs.
Ces manifestants réclament la vérité sur la catastrophe
du Prestige et exigent que les responsables soient dénoncés
et punis. "Plus jamais" était le slogan phare
de cette journée.
Plus
jamais ça ?
Le
26 novembre, Jacques CHIRAC déclare à Malaga à
propos de cette marée noire engendrée par le Prestige
: "TROP C'EST TROP".
Pour nous, c'était déjà trop après l'ERIKA,
cette catastrophe devait marquer le début de la mise en uvre
d'actions fortes.
Tout le monde a entendu : "plus jamais ça",
"des mesures vont être prises", "halte
aux bateaux poubelles !" mais non, ce n'était pas suffisant
et il faut attendre une catastrophe supplémentaire pour commencer
à penser qu'il faudrait peut-être un jour faire quelque
chose.
Cette
lettre présente dans le courrier des lecteurs de
Télérama résume bien la situation
actuelle :
Horrifié,
épouvanté, affolé, alarmé, angoissé,
apeuré, atterré, effrayé, inquiété,
stupéfié, révolté, terrifié...
Vous
traduisez dans toutes les langues européennes et
vous compterez combien ça fait de mots à la
disposition de tous les dirigeants actuels ou à venir...
ça vous donnera à peu près le nombre
de vieux monstres remplis de pétrole qui auront encore
l'autorisation de s'éclater à moindres frais
le long des côtes.
Alain
de Grenoble
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Les
conséquences en Vendée
La
pollution est sournoise, les arrivées de boulettes se succèdent.
Parfois des gros arrivages comme le 18 juin 2003 sur la plage de Sauveterre
(Olonne-sur-Mer) où plusieurs tonnes sont ramassées et
là ce ne sont plus des boulettes mais bien des plaques qui recouvrent
la plage.
Les
boulettes sont partout, sur les plages et les rochers. Nous nous interrogeons
tout de même en juin car il n'y a pas d'arrêté interdisant
la consommation des coquillages alors qu'il y a du pétrole dans
les trous d'eau ou les gens ramasses des bigorneaux, moules, crevettes
et autres crustacés. Ces parties rocheuses ne sont pas non plus
les priorités des mairies pour le nettoyage qui se fait en priorité
sur les plages. Les zones rocheuses restent des semaines polluées
avec des gens qui ramassent des coquillages.
En "période" ERIKA, les plages étaient interdites
pour moins que ça.
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Arrivage
de boulettes à la Gachère fin mai 2003.
Sur la photo, la plus grosse est de la taille d'une main.
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Dans
les trous d'eau des rochers, une seule boulette crée une
pollution assez visible car elle se dégrade et fait une
couche qui ressemble à de l'essence.
D'autres boulettes restent au fond et sont moins visibles.
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En
ce qui concerne les arrivées d'oiseaux, sur la portion Les Sables
d'Olonne - Noirmoutier, on ne peut pas dire qu'il y ait eu une mortalité
plus élevée que lors d'une année normale.
Quelques oiseaux arrivent tout de même mais ceci n'a rien de comparable
avec la catastrophe de l'ERIKA.

Le
25 mai sur la plage du Pont-Jaunay à
Brétignolles-sur-Mer
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Dates
des principaux arrivages de pétrole en Vendée :
10/01/2003 ; 18/06/2003 ; 09/01/2004
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