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Description
oiseaux
marins
Sept-Iles (Côtes
d'Armor)
un site exceptionnel
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Mergule
nain / Macareux
moine / Pingouin torda
Guillemot de troïl
/ Fou de Bassan / Fulmar
boréal
Il
existe beaucoup d'espèces d'oiseaux marins. Nous avons choisi de vous
en présenter quelques-unes qui ont un grand intérêt à nos yeux, soit
par leur rareté comme le mergule nain ou par leur vulnérabilité comme
le guillemot de troïl ou le pingouin torda mais aussi les autres espèces
intéressantes hivernant au large de la Vendée.
En
France, pour les observer il faut scruter l'horizon lors des regroupements
hivernaux au large des côtes ou il faut aller dans les côtes
d'Armor sur l'archipel des Sept Îles en période de reproduction
pour voir les derniers représentants français. Nous avons
fait le voyage pour vous : Photos
des 7 Îles
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MERGULE
NAIN
Alle
alle (Plautus alle)
Anglais : Little
auk, dovekie
Espagnol : Mergulo
marino
Allemand : Krabbentaucher
Italien : Grazza marina

Description
: L
: 18 à 20 cm, E : 45 à 48 cm, P : 170 g
Petit oiseau rondelet (pas plus gros qu'un étourneau). Dessus
noir, dessous blanc, petit bec noir.
Comportement,
régime alimentaire : se
nourrit de plancton mais aussi d'alevins et de vers marins. Comme
les autres alcidés, il passe la plupart de son temps en pleine
mer, souvent au contact direct d'icebergs.
Anecdote
:
nous avons eu la chance de le voir dans le port des Sables d'Olonne,
à 3 mètres de nous. Il se tient le cou rentré dans les épaules
et nage aisément à plus de 2 mètres de profondeur, et bat des
ailes sous l'eau pour se propulser.
Répartition,
perspectives : rarement observé
en France, on l'aperçoit en moyenne trois fois par an sur les
côtes françaises, surtout dans les départements du Nord. Très
rarement observé sur les côtes vendéennes, il y est quand même
présent l'hiver au large. Le mergule nain est surtout présent
au pôle Nord et descend rarement au Sud de l'Angleterre.
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MACAREUX
MOINE
Fratercula
arctica
Anglais : Puffin
Espagnol : Frailecillo
Allemand : Papageitaucher
Italien : Polcinella
di mare

Description
: L
: 25 à 30 cm, E : 45 à 65 cm, P : 400 g
Été
: dessus noir, dessous blanc, queue courte, grosse tête avec les
joues blanches, bec triangulaire coloré (rouge, jaune), pattes
orangées.
Hiver
: identique mais avec le bec plus terne, de plus, il a les joues
constituées d'un magnifique dégradé de gris.
Comportement,
régime alimentaire : mange
des petits poissons, des mollusques et des crustacés. Très difficile
à observer à partir de la côte en hiver car il se tient très éloigné
du rivage.
Répartition,
perspectives : la France
constitue la limite Sud de son aire de répartition. A la fin du
XIXe siècle, la France hébergeait 15 000 couples aux Sept Îles
(Côtes d'Armor), désormais, on atteint un seuil critique avec
moins de 200 couples. Au niveau européen, les populations sont
énormes avec plus de 6 millions
de couples nicheurs. Cet oiseau est très sensible à la pollution
marine mais on ne peut pas réellement faire d'estimation sur l'ampleur
de la mortalité artificielle car cet oiseau vit assez loin des
côtes et les corps arrivent très rarement sur le littoral.
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PINGOUIN
TORDA
(Petit
pingouin) Alca torda
Anglais :
Razorbill
Espagnol : Alca
Allemand : Tordalk
Italien : Gazza marina

Description
: L
: 40 cm, E : 65 cm, P : 500 à 900 g
Allure générale semblable au guillemot, se différencie tout
de même par son bec épais comprimé latéralement avec une barre
médiane blanche. De plus, il a une taille plus modeste et sa
couleur est généralement plus sombre. A noter que les guillemots
du Nord ont une couleur quasi-identique.
Comportement,
régime alimentaire : le
milieu qu'il apprécie le plus est le milieu marin, il faut dire
qu'il est excellent nageur. Vol droit et direct, l'amerrissage
est souvent violent, il fonce tête baissée dans l'eau et percute
sa surface avec fracas et se laisse ensuite flotter comme un
bouchon.
Comme le guillemot, sa nourriture se compose de poissons vivants,
de mollusques et de crustacés.
Répartition,
perspectives : en France,
la situation de l'espèce est alarmante, l'unique population
bretonne a été divisée par 30 en 30 ans, il ne reste aujourd'hui
qu'une dizaine de couples nicheurs mais il faut préciser que
la France constitue la limite Sud de son aire de répartition.
Cependant la population européenne se porte bien car elle compte
plus de 500 000 couples.
L'hiver, la Vendée accueille sûrement des centaines de milliers
d'individus dans ses eaux côtières. Les différents naufrages
constituent une menace à l'équilibre de ces populations. Si
aujourd'hui la situation n'est pas alarmante, il ne faut pas
que dans le futur les naufrages et les dégazages se reproduisent
trop souvent.
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GUILLEMOT
DE TROÏL
(Marmette)
Uria aalge
Anglais : Guillemot
Espagnol : Arào comùn
Allemand : Trottellumme
Italien : Uria

Description
: L
: 35 à 40 cm, E : 62 à 69 cm, P : 700 à 1200 g
Dessus du corps brun noir, dessous blanc, tête effilée rappelant
un poisson : l'aiguillette (orphie).
Comportement,
régime alimentaire :
oiseau très à son aise dans le milieu marin, nage parfaitement
et attrape facilement des poissons (lançons, sprats...) parfois
à plus de 50 m de profondeur. Passe 80 % de sa vie en pleine
mer et ne touche la terre que pour se reproduire. En vol, bat
des ailes rapidement avec une faible amplitude.
Répartition,
perspectives : on peut
noter qu'en allant vers le Nord, les guillemots ont le dessus
du corps de plus en plus foncé. Les races les plus nordiques
ont une proportion assez grande d'individus "bridés"
ayant un anneau blanc autour de l'œil se finissant par un trait.
La France se situe au Sud de son aire de répartition et les
individus nicheurs sont en forte régression sur ce territoire
à cause des successions de marées noires. Au niveau européen,
la population est forte avec plus de
2 millions de
couples nicheurs.
En hiver, les guillemots du Nord de l'Europe viennent dans le
Golfe de Gascogne par centaines de milliers. On peut apercevoir
cet oiseau le long des côtes vendéennes en hiver lors
de forts vents d'Ouest. Très
sensible aux dégazages et aux filets, on le trouve souvent mort
sur les plages.
Anecdote
: un jour, nous avons
aperçu un guillemot à 200 m du bord par mer forte, les vagues
et le vent le rapprochaient du littoral, il était mazouté et
à bout de forces. Une fois l'oiseau rendu à 2 m du bord, nous
avons vu débarquer 5 guillemots en pleine forme jouant à côté
de lui, se faisant dériver sur le sable avant de plonger et
de l'inciter à les suivre. Malheureusement, notre guillemot
mazouté n'a pas pu les suivre. Nous l'avons recueilli pour l'amener
à l'école vétérinaire de Nantes, peut-être est-il actuellement
aux côtés de ses 5 compagnons ?
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FOU
DE BASSAN
Morus
bassanus (Sula bassana)
Anglais :
Gannet
Espagnol : Alcatraz
Allemand : Basstölpel
Italien : Sula

Description
: L
: 87 à 100 cm, E : 165 à 190 cm
Oiseau de très grande taille avec de longues ailes étroites.
Reconnaissable à ses piqués, il plonge spectaculairement
d'une hauteur de 40 m à plus de 100 km/h (ce qui lui vaut son
nom de "FOU"), ailes en arrière et plonge jusqu'à
25 m de profondeur. Il existe différentes classes d'âges, entièrement
gris brun la première année, le plumage devient à dominante
blanche la 4ème année, il est alors adulte. Lors des tempêtes,
cet oiseau se rapproche assez près de la côte d'où il est facile
à observer.
Comportement,
régime alimentaire :
plonge profondément pour attraper des poissons de choix : harengs,
morues, lieus, maquereaux, sardines.
Répartition,
perspectives : commun au
large de la Vendée toute l'année, ce sont essentiellement
des oiseaux venus d'Angleterre qui passent l'hiver au large
de nos côtes. Les individus de 1ère, 2ème et 3ème année passent
aussi l'été chez nous.
Paradoxalement, les effectifs se portent très bien et augmentent
progressivement alors que les ressources halieutiques s'appauvrissent.
En France, il y a 15 000 couples nicheurs et la population européenne
est estimée à 230 000 couples.
C'est un oiseau extraordinaire que nous avons souvent eu l'occasion
de recueillir pour cause de marées noires et tempêtes. Contrairement
aux guillemots, cet oiseau ne donne pas l'impression de résister
à sa capture et une fois au chaud dans son carton, il met sa
tête dans ses plumes et ne semble pas s'inquiéter alors que
le guillemot regarde partout d'un air inquiet et s'énerve facilement
d'être dans un environnement inconnu.
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FULMAR
BORÉAL
(Pétrel
fulmar) Fulmarus glacialis
Anglais : Fulmar
Espagnol : Fulmar boreal
Allemand : Eissturmvogel
Italien : Fulmaro

Description
: L
: 45 à 50 cm, E : 102 à 115 cm
On le reconnaît car il glisse au-dessus de la mer les ailes
raides et sait parfaitement jouer du vent et des vagues pour
économiser son énergie. Il existe deux formes, la forme
sombre, rare au large de la Vendée (1% des individus) et la
forme claire beaucoup plus courante. Se tient loin des côtes
et est donc assez difficile à observer, on le reconnaît surtout
à son allure générale.
Comportement,
régime alimentaire :
se nourrit de crustacés planctoniques, mollusques, céphalopodes,
mais apprécie aussi les restes d'animaux. Sur ce point,
nous rajouterions qu'il est fréquent de retrouver des fulmars
morts quand il y a des dauphins échoués sur la plage.

Anecdote
: Un jour, nous
sommes arrivés sur une scène typique plage des dunes à
Brétignolles-sur-Mer où un labbe parasite peu farouche
était en train de dépecer un morceau de dauphin. A 10m de là,
un fulmar de forme sombre était mort dépecé lui aussi sûrement
par ses congénères. En 1999, lors d'un échouage de dauphins,
on a retrouvé 3 fulmars dont deux ont révélé à l'autopsie (faite
par des personnes agréées) des gros morceaux de
plastique qu'ils avaient dû confondre avec de la sèche, cela
montre à quel point ils sont charognards.
Répartition,
perspectives : même s'il
est difficile à observer, le fulmar est commun au large de la
Vendée, surtout en période hivernale. Il faut savoir qu'au 18ème
siècle, ses populations étaient très localisées à l'extrême
nord (Groenland), depuis il a connu une explosion démographique,
on compte près de 20 millions
de couples à travers le monde, dont 3 millions en Europe. On
peut noter que les espèces détritivores se portent pour le mieux
car elles profitent des activités humaines pour se développer
en suivant les bateaux qui leur donnent des poissons et des
dauphins à manger.
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