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  Biographie de l'artiste    

 

A.C. Nauleau

Les dates clés de la vie de l'artiste

 

-> 6 mai 1908 - Naissance
Naissance d'André-Charles Nauleau au 19 rue Ferrer à La Roche-sur-Yon où il résidera toute sa vie.

-> 1911 - Découverte de la peinture
"Dès ma plus tendre enfance, j'avais le goût de la peinture, à 3 ou 4 ans, j'avais toujours un pinceau à la main"
Autodidacte, à l'âge de 8 ans, il dessine quelquefois pendant les cours et se fait tirer les oreilles. Un jour, ou plutôt un soir, chez lui il dessina une bergerie et le lendemain, tout fier il montra le résultat au maître qui se contenta de noter : "c'est bien, mais ce n'est pas de vous" c'était plutôt vexant.

-> 1918 - Le professeur M. Haudeville
Très jeune, alors que ses parents ont constaté ses dispositions pour la peinture, il est confié à M. Haudeville professeur de dessin à l'école municipale.
Il doit beaucoup à son vieux maître, le seul qu'il ait eu, dit-il.
Il se défend d'avoir subi l'influence de tel ou tel autre, "je me suis formé moi-même, pour cela j'ai beaucoup parcouru la campagne, cherchant l'endroit idéal et le paysage convenant le mieux à mon sens pictural"

-> 1925 - Premières expositions
Il fait ses premières expositions vers l'âge de 17 ans, la critique sévère ne le décourage pas.
A ses débuts, il sort beaucoup avec son ami René Robin, qui lui prodigue ses conseils.
Ses premières œuvres portent l'empreinte de son caractère assez dur. La toile supporte des contrastes assez violents, souvent sombres, une certaine virulence.

Il se plait à raconter ses sorties avec René Robin et Henri Darcq : "Quand on partait à pied après la messe, musette en bandoulière... on peignait toute la journée, on rigolait, on se chamaillait un peu parfois aussi, puis on rentrait au crépuscule terminant la journée par une bonne bouteille et par une polka chez "Victorine" Boulevard des Belges"

André-Charles Nauleau

Sortie dans la nature avec Jean Droillard (1951)

 

-> 1927 - Les débuts officiels
Ce fut l'année de ses débuts "officiels", il expose au "Salon Yonnais" sans trop de succès il faut bien l'avouer.
Malgrès la critique, le peintre continue à travailler !

-> 1946 - L'ascension
A partir de 1946, son ascension est étonnante, la plupart des salons accueillent ses peintures ("Les artistes français", "Salon national des beaux-arts", "Salon de l'école française"...) et les récompenses ne se firent pas attendre.
Bien au-delà des frontières, ses œuvres sont ambassadrices de la Vendée : Allemagne, Danemark, Angleterre, L
iban, États-Unis, Mexique etc...
Le journaliste et écrivain Valentin Roussière le surnomme le "Vlaminck Vendéen"

-> 1970 - 1980 - Le succès
Dans les années 70, 80, les expositions se succèdent et les récompenses sont nombreuses.
Sa peinture au fil des années s'est adoucie et plait au public, ses toiles se vendent bien, les amateurs visitent son exposition permanente dans son atelier rue Ferrer.
Tous les ans il fait un vernissage dans cet at
elier, on s'y presse ! difficile de trouver une place dans le quartier du Sacré Coeur !

-> 1981
André-Charles Nauleau rentre pour une opération bénigne dans une clinique Nantaise. Il ne remarchera plus, victime d'une hémiplégie.
Pendant 5 ans, pour un homme aussi actif ce fut un calvaire, soumis au fauteuil roulant. De plus, l'artiste ne peut plus peindre.

-> 9 octobre 1986 - Décès
André-Charles Nauleau décède le 9 octobre 1986, laissant derrière lui une oeuvre importante.

 

 

 

André-Charles Nauleau

La majorité des tableaux sont
réalisés sur le terrain

 

 

André-Charles Nauleau

Portrait de l'artiste réalisé par Jean Droillard (10 janvier 1979)

 

 

André-Charles Nauleau

L'artiste à ses débuts

 

 

André-Charles Nauleau

André-Charles Nauleau devant son
chevalet (1971)

 

 

 
Poème écrit par Marcel Chabot

 

Feutre au vent

Le feutre collé, œil au guet,
Humant l'humus buvant le vent
La vie ardente
Changeante en tous ses tons et dans tous ses échos,
André-Charles Nauleau hérissé de pinceaux,
armé de toutes ses antennes,
Là-bas décroît à chaque pas dans les charrauds,
La pensée en bataille, errante
Ou flottante sur le Marais,
Le vaste Marais vert perlé de tous les gris
Que font chanter les tamaris,
Ce Marais que rabroue, rebrousse ou râpe le grand vent.

Chasseur de beaux instants il corne un coin de vie,
Flaire le vent que lancent les célestes frondes,
Suit son envol fougueux jusqu'au-dessus des ondes,
Le saisit au passage
dans les résilles des branchages,
sur le sol ras de tout glougloutant de rêves,
Et sur la toile où s'essaie à naître un jour neuf
Dans un gris doux de féerie
Qui l'engloutit
On entend le grand vent victorieux qui vole
Et crie...

On s'assagit dans un coin bleu de poésie...

 

Paru dans la revue poétique "Figure de Proue" le 23 février 1968
  

 

 

 

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