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André
Charles NAULEAU
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André-Charles
NAULEAU
(1908-1986)
Il
n'était pas rare, en se promenant dans les marais lors d'une
de ces journées tourmentées d'automne ou d'hiver de découvrir
au coin d'un chemin creux, insensible aux rafales qui menacent de faire
voler son légendaire chapeau mou, un peintre installé
devant son chevalet.
Ce
peintre, les Yonnais, les vendéens, une foule d'amateurs le connaissent
bien : André-Charles Nauleau, sociétaire des Artistes Français,
membre adhérent de la Société nationale des Beaux-arts, membre de la
Société Nationale des Artistes Indépendants, exposant au Salon de l'École
Française, au Salon d'Automne, au Salon d'Hiver, au Salon Violet...Cf.Carte
récapitulative

Depuis
l'âge de trois ans...
La
renommée du peintre ne s'est pas faite en un jour, évidemment.
Pour être connu et apprécié et sans secours d'une publicité
à grand tapage, il faut du temps, beaucoup de travail et une
constance que des échecs passagers ne peuvent entamer. Et les
critiques parfois acerbes qu'il recevait n'ont fait qu'affûter
chez le peintre le sentiment de son art et la nécessité de continuer.
"Aussi loin que remontent mes souvenirs - nous confiait-il
- je me vois, un crayon ou un pinceau à la main. Dès
l'âge de 3 ans, attiré par ce qui allait devenir
ma vie et auquel j'ai beaucoup sacrifié, je peignais"
Le
premier départ pour l'aventure, c'est à 17 ans ; la première
toile évoque la "Coutancière" et entre dans une exposition,
qui eut sa période de gloire sous le nom de "Salons Yonnais".
Un
style particulier
André-Charles
Nauleau est un autodidacte absolu dédaignant les procédés artificiels
d'école. Sa technique est toute personnelle. Depuis longtemps
il a abandonné le pinceau pour le couteau, mais il est insatiable.
Jamais satisfait de son travail, il recherche sans arrêt.
Le
maître se défend d'avoir subi une quelconque influence.
Il se veut essentiellement "vendéen" et son
œuvre se localise dans les paysages de cette vieille province
au passé riche de gloire.
Certaines
de ses œuvres tranchent par leur délicatesse avec
d'autres où réapparaît quand même
son instinct dévorant de fièvre qui s'apparente
à Van Gogh en passant par Vlaminck et Derain.
Que
ce soit le Marais ou le Bocage Vendéen, l'artiste les a parcourus
inlassablement pendant de longues années, c'est sa source d'inspiration.

En
contact direct avec la nature
"Je
me promène dans la nature - nous disait André-Charles
Nauleau - et quand un paysage me plaît, à nous deux ! Il lui
faudra rentrer dans mon cadre... Je subis une impression première
que je vais tenter de reproduire avec exactitude. C'est une foire
d'empoigne, car ne croyez pas que je vais longuement disséquer
mon sujet. Ce serait le réduire à une expression banale. Les plans
définis, je m'attaque à la couleur et, finalement, aux traits
précis. Le reste est question de travail, plus ou moins long,
pour parfaire l'œuvre sans la dénaturer."
Un
amoureux de la Vendée
Vrai
vendéen et, mieux, pur Yonnais, André-Charles Nauleau
est si attaché à sa terre natale qu'il préfère
voir partir ses toiles à l'étranger, au Danemark,
en Angleterre, au Liban, aux États-Unis, au Mexique, plutôt
que de consentir à voyager lui-même. Même s'il
éprouvait quelque regret de se séparer de ses œuvres
si chères, cela le peinait moins que de devoir quitter
"le bocage mystérieux" où l'attendaient
chemins défoncés et métairies, pins parasols
et vieux chênes tordus, les marais sillonnés de yoles
et sentant bon l'air salé de l'océan proche.
Les
multiples récompenses dont il a été l'objet et les distinctions
qui sont venues couronner ses différentes expositions lui ont
prouvé qu'il était dans le vrai.
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Les Sables
: "Port de La Chaume"
80 cm x 65 cm

Brétignolles
: "La côte sauvage"
73 cm x 53 cm

Marais
55 cm x 46 cm

Île d'Yeu : "La Pointe du Châtelet"
92 cm x 65 cm

Marine
47 cm x 38 cm

Île d'Yeu : "Place de la Pylaie"
55 cm x 46 cm
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Bord de mer
: "La Tranche sur Mer"
80 cm x 65 cm

80 cm x 60 cm
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Marine
60 cm x 50 cm

Noirmoutier : Le Passage du Gois
55 cm x 46 cm
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